Si je m'adresse à vous en ce jour pluvieux de novembre, c'est qu'en mon fort intérieur quelque chose manque.
Oh, pardonnez moi, j'en oublie les politesses, je ne pense qu'à ma petite personne, mes problèmes insignifiant
et j'en oublie de m'inquiéter de votre état.
Ainsi je vous le demande, Dame Mélanie, comment donc, vous portez vous ? J'espère que cette pluie ne vous atteint pas,
et que les maux de ce monde ruissellent le long de votre c½ur, comme ruissellent ces goutes le long de votre doux visage.
J'ai ouï-dire qu'en ces temps trouble, votre c½ur n'avait toujours pas trouvé acquéreur, est vrai ?
Je ne peux y croire, si tel est vraiment le cas, je ne doute pas que cela ne tarde pas.
Une si belle fleure ne peut rester longtemps sans être cueillie.
J'espère ne pas vous importuner avec mes soucis on ne peut plus ridicule, mais il me faut absolument vous en faire part.
Voyez vous, depuis plusieurs semaines maintenant, dans mon royaume, le soleil ne brille plus; Il se lève, certes,
mais il est froid et terne. Je ressens un manque au fond de moi, et, depuis peu, je sais quel est cette carence.
C'est vous ma Dame, vous qui manquez à mon c½ur, sans vous, le royaume manque de vie, il manque de joie.
Vous me manquez ma Dame, sincèrement.
En ces mots je viens quérir de vos nouvelles, de votre humeur, en ces mots je viens quérir votre sourire, votre joie de vivre !
Cela, vous ne pouvez en manquer, et faites moi confiance ma bonne Dame,
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que vous n'en manquiez jamais.
Veuillez, Dame Mélanie, recevoir mes plus fidèles salutations ainsi que mes voeux les plus sincères.
A bientôt, je l'espère.

